MOTIVATIONS STRUCTURELLES

Alors que les assureurs directs sont soumis à une réglementation contraignante, notamment au niveau de la rédaction des polices (dans le but de protéger les victimes, les assurés et les tiers), dans l’estimation des engagements ou dans l’imposition d’une diversification minimum des investissements, les sociétés de réassurances bénéficient d’une réglementation plus souple.

En effet, le législateur entend principalement protéger les particuliers dans leur relation avec les assureurs directs et laisse une plus grande autonomie à la relation entre professionnels du secteur de l’assurance.

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LES RISQUES

Les groupes rencontrent souvent des difficultés à trouver des protections adaptées à leurs risques propres.

Risques majeurs
Les compagnies d’assurance, ne disposant pas seules de la capacité nécessaire à la couverture de risques extrêmement importants, refusent une telle couverture en l’absence d’une protection en réassurance par laquelle elles pourront céder la portion des risques qui dépasse la limite économique qu’elles se sont fixées. La réassurance permet ainsi un élargissement de leur capacité grâce à une répartition plus large des risques et rend possible la couverture de risques plus importants.

Risques méconnus
Le marché traditionnel de l’assurance n’est pas toujours enclin à couvrir des risques pour lesquels il ne dispose pas ou peu d’expérience. Si l’assureur traditionnel accepte de couvrir de tels risques en l’absence de statistiques pour calculer la prime, il le fera à des taux souvent très élevés.

La solution est souvent trouvée dans la constitution d’une captive de réassurances:

  • La création d’une captive permet aux assureurs de trouver ainsi une réponse à leur besoin de protection en réassurance et de répartition des risques.
  • Une captive de réassurances apporte une couverture adaptée aux risques propres du groupe, à des taux raisonnables et indépendamment de la sinistralité du marché pris dans son ensemble. Elle permet également une meilleure gestion interne des risques d’exploitation et le contrôle de la stratégie de financement du risque global. Le groupe peut ainsi conserver le niveau de risques souhaité. Ce faisant, la création d’une captive réduit l’intervention du marché traditionnel de la réassurance.
  • La captive permet d’établir des statistiques de sinistres et, ainsi, de sensibiliser le groupe à l’importance de mettre en place une politique de prévention des risques.